J’ai pleuré des larmes de désespoir
Devant ma télé, devant son visage abîmé
Je n’ai jamais vraiment cru qu’elle sortirait du noir.
Et puis, j’ai regardé la lune,
Elle était ronde comme une poupée chiffon
Et je lui ai demandé : « peut-on croire en l’enfer,
Quand on voit ce qu’on vit sur terre ? »
Mon cœur était aussi froid qu’un glaçon
Mais je n’avais pas vu cet ange, caché derrière la lune.
Alors j’ai pleuré,
J’ai pleuré des larmes d’espoir
Devant ma télé, devant son visage éclairé,
Pleine de lumière, Ingrid est sortie du noir.
En hommage à Ingrid Betancourt, une héroïne, une battante, une preuve d’espoir, libérée le 03 juillet 2008. |